MEDITAÇÃO PARA A SEMANA DE 02 a 08 de novembro de 2009
(extraído do site: equipes-notre-dame.fr)
Tradução: Maria Luiza / Revisão: Geová
PRECE
A morte deve ser considerada a graça suprema e o coroamento de nossa vida cristã.
Ela não é o fim, como infelizmente muitos pensam, mas o começo de um belo nascimento.
Ela não significa a dissolução de uma criatura, mas um verdadeiro crescimento, seu pleno desabrochar no amor.
Ela completa nossa posse da vida divina, suprimindo os obstáculos, que na existência terrena, impedem-nos de gozá-la.
Ela permite que nos dediquemos livremente ao Eterno Amor, tendo consciência de que se doa a nós e Nele permanecemos para sempre.
Agora que a morte se aproxima, repito a mim mesma: “ainda bem, logo estarei na presença do Bom Deus!”
Marthe Robin
MEDITAÇÃO
Ousar ser Feliz
No fim da vida, ao se deparar com a Face de Deus, quantos cristãos, leigos ou religiosos, compreenderão, de repente, com estupor, que tendo sido convidados a fazer de suas vidas uma entrega a este Sol brilhante, desperdiçaram seu tempo como reclusos, na caverna húmida de seus corações.
Que então não ouças o Senhor te dizer: “Sim, perdôo teus pecados. E agora que estão apagados, vem repousar. Só existe um repouso verdadeiro para o homem: o coração de Deus. Vem renovar tuas forças deixando-te amar. Nunca leste na Bíblia: Pode uma mulher esquecer o filho que alimentou, deixar de amar o fruto de suas entranhas? Mesmo se houvesse uma que se esquecesse, eu nunca me esqueceria de ti. (Is 49, 15).
Vem, quero te fazer tantas confidencias! Mas preciso que teu espírito e teu coração estejam vazios (e não sempre ocupados daquilo que és, daquilo que fazes ou deixas de fazer). Tenho tanto a te doar! Mas é impossível te cumular de meus bens se não és pobre, se não te sentes feliz na pobreza, melhor, se não me pedes que te empobreça ainda mais. Não reclamo tua ação, mas teu ser, que sejas simplesmente tu, tal como és, que sejas “Maria” e não aquela “Marta” sempre preocupada com o fazer.
Se soubesses como quero que sejas feliz!”
Henri Caffarel – Caderno de Oração
17 de novembro de 2009
30 de outubro de 2009
MEDITAÇÃO PARA A SEMANA DE 26 a 01 de novembro de 2009
(extraído do site: equipes-notre-dame.fr)
Tradução: Maria Luiza / Revisão: Geová
Prière du 26 octobre au 1 novembre
Méditation - Psaume 116, 1-7
Parole de Dieu - Saint Matthieu 5, 1-12
Prière
Tu es le seul Saint, Seigneur Dieu,
Toi qui fais des merveilles !
Tu es notre espérance,
Tu es notre foi,
Tu es notre grande douceur,
Tu es notre vie éternelle,
grand et admirable Seigneur,
Dieu tout-puissant,
doux Sauveur miséricordieux.
Saint François d'Assise
Cahier d'oraison
Frère Égide m'a dit...
Pour faire ma retraite annuelle, je m'étais retiré dans une Trappe. Au cours d'un entretien, le Père Abbé, parlant de l'un de ses religieux, le frère Égide, me dit : « Il incarne l'esprit d'enfance spirituelle ». Il vit bien que sa petite phrase éveillait en moi le désir de faire la connaissance de ce frère. Aussi, ajouta-t-il : « Si vous le rencontrez au potager — c'est lui qui en a la charge — dites-lui de ma part qu'il a la permission de vous parler. Il sera heureux de rencontrer un prêtre venant de Paris. Lui-même, avant d'entrer au monastère, a travaillé chez Renault durant quelques années.
J'allai donc rôder vers le potager. Au bout d'un moment je vis arriver un jeune frère une bêche à la main, un grand chapeau de paille sur la tête. Sûrement lui ! Je l'abordai. Marchant les yeux baissés, il ne m'avait pas vu. Je n'oublierai jamais ce visage encadré d'une courte barbe brune, ce regard étonnamment vif et limpide. L'âme du frère semblait bondir à ma rencontre, chaleureuse, attentive, pleine d'intérêt. « Elle va bien la capitale ? » Tels furent ses premiers mots, inattendus, prononcés avec un sourire qui trahissait l'espièglerie et l'humour de l'ancien titi parisien.
On en vint à parler oraison. Je saisis au vol une de ses remarques : « Je ne sais comment je ferais oraison s'il n'y avait pas la Sainte Vierge.
— Que voulez-vous dire ?
— Souvent (son regard mobile se fit attendri et grave), me trouvant trop moche, je n'ose me présenter à Dieu. Mais alors me revient à l'esprit une histoire que notre maître des novices nous racontait : Une petite fille n'a pour tout jouet qu'une vieille poupée sale et mutilée. Quelqu'un lui fait remarquer : « Comme ta poupée est laide ! » Elle prend la poupée sur sa poitrine, la couvre de caresses, l'embrasse et, la tendant à son interlocuteur, lui dit : « Maintenant elle est jolie, n'est-ce pas ? »
— Je ne vois pas bien le lien », lui avouai-je.
À nouveau l'espièglerie aviva le regard de frère Égide — oh ! une espièglerie toute tamisée par la tendresse : « C'est pourtant bien simple. Je dis à la Sainte Vierge au début de mon oraison : Embrassez votre moche poupée et puis tendez-moi au Seigneur. »
J'ai recueilli d'autres propos du frère Égide mais d'abord savourez celui-là. Méditez-le : il va beaucoup plus loin qu'on ne le croirait à première vue.
Henri Caffarel. Cahier Oraison n° 131-Septembre - Octobre 1973)
MEDITAÇÃO DE 20 de OUTUBRO a 01 de NOVEMBRO
Meditação – Salmo 116, 1-7
Palavra de Deus – Mat 5, 1-12
Prece
Tu és o único Santo, Senhor Deus,
Tu que fazeis maravilhas!
Tu és nossa esperança,
Tu és nossa fé,
Tu és nossa grande doçura,
Tu és nossa vida eterna,
Grande e admirável Senhor,
Deus todo-poderoso,
Doce Salvador misericordioso.
São Francisco de Assis
Caderno de Oração
Frei Egídio me disse...
Para fazer um retiro anual, retirei-me numa Trapa. No decorrer de uma conversa com o Abade, falando de um de seus religiosos, frei Egídio, disse-me: “Ele encarna o espírito da infância espiritual”. Ele notou que este seu comentário despertou em mim o desejo de conhecer tal frade. Assim, acrescentou: “Se você o encontrar na horta, pois ele é seu encarregado, diga que o autorizo a falar consigo. Ele ficará feliz de encontrar um padre oriundo de Paris. Ele mesmo, antes de entrar no monastério, trabalhou na Renault por alguns anos”.
Dirigi-me, então, à horta. Logo vi chegar um frade jovem, enxada em punho, um grande chapéu de palha na cabeça. Com certeza era ele! Abordei-o. Andando com os olhos baixos, não me havia visto chegar. Não esquecerei jamais aquele rosto emoldurado por uma curta barba castanha, aquele olhar admiravelmente vivo e límpido. A alma do frade pareceu saltar ao meu encontro, calorosa e atenta, cheia de interesse. “Como vai a capital?” Estas foram suas primeiras palavras, inesperadas, pronunciadas com um sorriso que traíam a esperteza e o humor de um antigo garoto parisiense.
Começamos a falar sobre oração. Peguei no ar uma de suas afirmações: “Não sei como faria a oração se não existisse a Santa Virgem”.
- Que quer dizer isto?
- Frequentemente ( seu olhar móvel se tornou terno e grave), achando-me muito pobre, não ouso me apresentar a Deus. Mas então me vem ao espírito uma história que nosso mestre de noviços nos contava: “uma menina tinha por único brinquedo uma velha boneca suja e mutilada. Alguém falou para ela: “Como tua boneca é feia!” Então ela toma a boneca sobre si, cobre-a de carinhos, beija-a e, mostrando-a a seu interlocutor, diz-lhe: ”Agora ela está bonita, não é?”
- Não vejo onde está a ligação, confessei.
Novamente o olhar do frade foi avivado pela esperteza – oh! uma esperteza bem depurada pela afeição: ” No entanto é bem simples. Começo minha oração dizendo à Santa Virgem: abrace tua pobre boneca e depois me apresente ao Senhor”.
Recolhi outros ditos de Frei Egídio, mas por enquanto saboreiem este. Meditem-no: significa mais além do que se imagina à primeira vista.
Henri Caffarel. Caderno de Oração nº 131 – setembro – outubro 1973)
(extraído do site: equipes-notre-dame.fr)
Tradução: Maria Luiza / Revisão: Geová
Prière du 26 octobre au 1 novembre
Méditation - Psaume 116, 1-7
Parole de Dieu - Saint Matthieu 5, 1-12
Prière
Tu es le seul Saint, Seigneur Dieu,
Toi qui fais des merveilles !
Tu es notre espérance,
Tu es notre foi,
Tu es notre grande douceur,
Tu es notre vie éternelle,
grand et admirable Seigneur,
Dieu tout-puissant,
doux Sauveur miséricordieux.
Saint François d'Assise
Cahier d'oraison
Frère Égide m'a dit...
Pour faire ma retraite annuelle, je m'étais retiré dans une Trappe. Au cours d'un entretien, le Père Abbé, parlant de l'un de ses religieux, le frère Égide, me dit : « Il incarne l'esprit d'enfance spirituelle ». Il vit bien que sa petite phrase éveillait en moi le désir de faire la connaissance de ce frère. Aussi, ajouta-t-il : « Si vous le rencontrez au potager — c'est lui qui en a la charge — dites-lui de ma part qu'il a la permission de vous parler. Il sera heureux de rencontrer un prêtre venant de Paris. Lui-même, avant d'entrer au monastère, a travaillé chez Renault durant quelques années.
J'allai donc rôder vers le potager. Au bout d'un moment je vis arriver un jeune frère une bêche à la main, un grand chapeau de paille sur la tête. Sûrement lui ! Je l'abordai. Marchant les yeux baissés, il ne m'avait pas vu. Je n'oublierai jamais ce visage encadré d'une courte barbe brune, ce regard étonnamment vif et limpide. L'âme du frère semblait bondir à ma rencontre, chaleureuse, attentive, pleine d'intérêt. « Elle va bien la capitale ? » Tels furent ses premiers mots, inattendus, prononcés avec un sourire qui trahissait l'espièglerie et l'humour de l'ancien titi parisien.
On en vint à parler oraison. Je saisis au vol une de ses remarques : « Je ne sais comment je ferais oraison s'il n'y avait pas la Sainte Vierge.
— Que voulez-vous dire ?
— Souvent (son regard mobile se fit attendri et grave), me trouvant trop moche, je n'ose me présenter à Dieu. Mais alors me revient à l'esprit une histoire que notre maître des novices nous racontait : Une petite fille n'a pour tout jouet qu'une vieille poupée sale et mutilée. Quelqu'un lui fait remarquer : « Comme ta poupée est laide ! » Elle prend la poupée sur sa poitrine, la couvre de caresses, l'embrasse et, la tendant à son interlocuteur, lui dit : « Maintenant elle est jolie, n'est-ce pas ? »
— Je ne vois pas bien le lien », lui avouai-je.
À nouveau l'espièglerie aviva le regard de frère Égide — oh ! une espièglerie toute tamisée par la tendresse : « C'est pourtant bien simple. Je dis à la Sainte Vierge au début de mon oraison : Embrassez votre moche poupée et puis tendez-moi au Seigneur. »
J'ai recueilli d'autres propos du frère Égide mais d'abord savourez celui-là. Méditez-le : il va beaucoup plus loin qu'on ne le croirait à première vue.
Henri Caffarel. Cahier Oraison n° 131-Septembre - Octobre 1973)
MEDITAÇÃO DE 20 de OUTUBRO a 01 de NOVEMBRO
Meditação – Salmo 116, 1-7
Palavra de Deus – Mat 5, 1-12
Prece
Tu és o único Santo, Senhor Deus,
Tu que fazeis maravilhas!
Tu és nossa esperança,
Tu és nossa fé,
Tu és nossa grande doçura,
Tu és nossa vida eterna,
Grande e admirável Senhor,
Deus todo-poderoso,
Doce Salvador misericordioso.
São Francisco de Assis
Caderno de Oração
Frei Egídio me disse...
Para fazer um retiro anual, retirei-me numa Trapa. No decorrer de uma conversa com o Abade, falando de um de seus religiosos, frei Egídio, disse-me: “Ele encarna o espírito da infância espiritual”. Ele notou que este seu comentário despertou em mim o desejo de conhecer tal frade. Assim, acrescentou: “Se você o encontrar na horta, pois ele é seu encarregado, diga que o autorizo a falar consigo. Ele ficará feliz de encontrar um padre oriundo de Paris. Ele mesmo, antes de entrar no monastério, trabalhou na Renault por alguns anos”.
Dirigi-me, então, à horta. Logo vi chegar um frade jovem, enxada em punho, um grande chapéu de palha na cabeça. Com certeza era ele! Abordei-o. Andando com os olhos baixos, não me havia visto chegar. Não esquecerei jamais aquele rosto emoldurado por uma curta barba castanha, aquele olhar admiravelmente vivo e límpido. A alma do frade pareceu saltar ao meu encontro, calorosa e atenta, cheia de interesse. “Como vai a capital?” Estas foram suas primeiras palavras, inesperadas, pronunciadas com um sorriso que traíam a esperteza e o humor de um antigo garoto parisiense.
Começamos a falar sobre oração. Peguei no ar uma de suas afirmações: “Não sei como faria a oração se não existisse a Santa Virgem”.
- Que quer dizer isto?
- Frequentemente ( seu olhar móvel se tornou terno e grave), achando-me muito pobre, não ouso me apresentar a Deus. Mas então me vem ao espírito uma história que nosso mestre de noviços nos contava: “uma menina tinha por único brinquedo uma velha boneca suja e mutilada. Alguém falou para ela: “Como tua boneca é feia!” Então ela toma a boneca sobre si, cobre-a de carinhos, beija-a e, mostrando-a a seu interlocutor, diz-lhe: ”Agora ela está bonita, não é?”
- Não vejo onde está a ligação, confessei.
Novamente o olhar do frade foi avivado pela esperteza – oh! uma esperteza bem depurada pela afeição: ” No entanto é bem simples. Começo minha oração dizendo à Santa Virgem: abrace tua pobre boneca e depois me apresente ao Senhor”.
Recolhi outros ditos de Frei Egídio, mas por enquanto saboreiem este. Meditem-no: significa mais além do que se imagina à primeira vista.
Henri Caffarel. Caderno de Oração nº 131 – setembro – outubro 1973)
13 de outubro de 2009
MEDITAÇÃO PARA A SEMANA DE 5 a 11 de outubro de 2009
(extraído do site: equipes-notre-dame.fr)
Tradução: Maria Luiza / Revisão: Geová
Prière du 5 au 11 octobre
Méditation
Psaume 16, 1-2
Dieu, garde-moi, car j’ai fait de toi mon refuge.
Je dis au Seigneur : « C’est toi le Seigneur !
Je n’ai pas de plus grand bonheur que toi ! »
Parole de Dieu
Saint Luc (Lc 11, 1-4)
Prière
O Seigneur, je ne sais quoi te demander.
Toi seul connais mes besoins.
Tu m'aimes plus que je ne puis m'aimer moi-même.
Je n'ose te demander ni croix ni consolations.
Je ne peux que t'attendre.
Mon cœur est ouvert à toi.
Viens à moi, et aide-moi par ta miséricorde.
Frappe-moi et guéris-moi.
Jette-moi à terre et relève-moi.
Je loue en silence tes desseins insondables.
Je m'offre en sacrifice à toi.
Je place toute ma confiance en toi.
Je n'ai pas d'autre désir que d'accomplir ta volonté.
Enseigne-moi à prier.
Prie toi-même en moi.
Métropolite Antoine Bloom
Cahier d'oraison
l’oraison et la mort
Je reçois une lettre m'annonçant la mort d'une personne de 87 ans, et dans laquelle je lis : « Impossible d'être triste, je l'ai vue mourir dans la joie. »
Il y a trois ans, comme je lui rendais visite, je l'avais trouvée assise dans un fauteuil, devant sa fenêtre donnant sur la campagne — corps infirme mais âme singulièrement vivante. Sa vitalité spirituelle se trahissait dans un regard jeune, presque espiègle, et dans la ferveur de sa voix quand elle parlait des choses de Dieu.
Ce qu'elle m'avait dit alors remonte aujourd'hui à ma mémoire : « Depuis soixante ans, je vais à l'oraison comme à la mort. Et je compte bien aller à la mort comme à l'oraison. » Intrigué, m'imaginant que pour elle l'oraison avait toujours été une épreuve, je lui demandai d'expliciter sa pensée. Bien m'en prit, car j'avais fort mal interprété son propos. Elle me confia qu'à vingt ans elle avait un jour connu une joie très profonde en prenant comme sujet de méditation la parole du Christ : « Père, je remets mon esprit entre tes mains » — joie d'un très paisible abandonnement à la tendresse du Père, sécurité merveilleuse de reposer entre ses mains. Et depuis, très souvent sinon chaque jour, elle commence son oraison dans cette même disposition.
« En ce jour lointain, précisa-t-elle, j'avais compris tout à la fois ce qu'est l'oraison et ce qu'est la mort : on se dépossède, on lâche tout : ce à quoi l'on tient, et sa vie, et soi-même, sans peur parce que sûr de celui à qui l'on s'en remet. Tout simplement on se laisse couler. C'est cela “faire le sacrifice de sa vie”, c'est cela que fut le sacrifice du Christ. Et ma mort sera cela, et mon oraison est déjà le sacrifice de ma vie. » Elle avait un très calme sourire en prononçant ce mot de « sacrifice » : sur ses lèvres, il était dépouillé de la signification doloriste qu'il a trop souvent dans la bouche des chrétiens.
Vivre notre oraison comme le sacrifice de notre vie. Et notre mort comme une dernière oraison sur la terre. Je n'ai pas mieux à vous dire aujourd'hui.
Henri Caffarel. Cahier Oraison n° 130-Juillet - Aout 1973)
MEDITAÇÃO PARA A SEMANA de 5 a 11 de outubro de 2009
MEDITAÇÃO – Salmo 16, 1-2
PALAVRA DE DEUS – Lc 11, 1-4
PRECE
Ó Senhor, não sei o que pedir.
Só tu conheces minhas necessidades.
Tu me amas mais que eu mesmo posso me amar.
Não ouso pedir nem cruz nem consolação.
Resta-me esperar.
Meu coração abre-se a ti.
Vem a mim, ajuda-me por tua mercê.
Machuca-me e cura-me.
Derruba-me e levanta-me.
Louvo em silêncio teus desígnios insondáveis.
Ofereço-me em sacrifício a ti.
Ponho toda minha confiança em ti.
Não tenho outro desejo senão fazer tua vontade.
Ensina-me a orar.
Ora em mim.
Metropolita Antoine Bloom.
CADERNO DE ORAÇÃO
A Oração e a Morte
Recebo uma carta que me anuncia a morte de uma pessoa de 87 anos, e nela leio: “impossível estar triste, eu a vi morrer na alegria”.
Há três anos, quando visitava esta pessoa, encontrei-a sentada numa poltrona, de frente para uma janela com vista para o campo – corpo enfermo, mas uma alma singularmente viva. Sua vitalidade espiritual se traia por um olhar jovem, quase travesso, e no fervor de sua voz quando falava das coisas de Deus.
Aquilo que me disse então, volta hoje à minha memória: “Já fazem sessenta anos que vou à oração como à morte. E espero chegar à morte como à oração.” Intrigado, imaginando que para ela a oração havia sido sempre uma provação, pedi que me explicasse seu pensamento. Fiz bem, pois havia muito mal interpretado seu propósito. Ela então me explicou que há uns vinte anos atrás experimentara uma alegria muito profunda enquanto meditava na Palavra do Cristo: “Pai, nas tuas mãos entrego meu espírito” – alegria de um tranqüilo abandono à ternura do Pai, segurança maravilhosa de repousar em suas mãos. Desde então, frequentemente, quase todo dia, ela começa sua oração nesta mesma disposição.
“Naquele dia longínquo, precisa, compreendi ao mesmo tempo o que é a oração e o que a morte: o despojamento, o desapego de tudo: do que se tem, de sua vida, de si próprio, sem medos, porque se está seguro daquele a quem tudo se entrega. Simplesmente deixa-se levar. Isto significa “fazer o sacrifício da vida”, tal qual o sacrifício do Cristo. E minha morte será assim, o que minha oração já passou a ser”. Ela esboçou um sorriso calmo ao pronunciar a palavra “sacrifício”: seus lábios não expressaram aquele significado dolorista que comumente esta palavra toma na boca dos cristãos.
Viver nossa oração como o sacrifício de nossa vida. E nossa morte como uma última oração sobre a terra. É o que de melhor tenho a vos dizer hoje.
Henri Caffarel. Caderno de Oração n° 130 – Julho – Agosto de 1973)
(extraído do site: equipes-notre-dame.fr)
Tradução: Maria Luiza / Revisão: Geová
Prière du 5 au 11 octobre
Méditation
Psaume 16, 1-2
Dieu, garde-moi, car j’ai fait de toi mon refuge.
Je dis au Seigneur : « C’est toi le Seigneur !
Je n’ai pas de plus grand bonheur que toi ! »
Parole de Dieu
Saint Luc (Lc 11, 1-4)
Prière
O Seigneur, je ne sais quoi te demander.
Toi seul connais mes besoins.
Tu m'aimes plus que je ne puis m'aimer moi-même.
Je n'ose te demander ni croix ni consolations.
Je ne peux que t'attendre.
Mon cœur est ouvert à toi.
Viens à moi, et aide-moi par ta miséricorde.
Frappe-moi et guéris-moi.
Jette-moi à terre et relève-moi.
Je loue en silence tes desseins insondables.
Je m'offre en sacrifice à toi.
Je place toute ma confiance en toi.
Je n'ai pas d'autre désir que d'accomplir ta volonté.
Enseigne-moi à prier.
Prie toi-même en moi.
Métropolite Antoine Bloom
Cahier d'oraison
l’oraison et la mort
Je reçois une lettre m'annonçant la mort d'une personne de 87 ans, et dans laquelle je lis : « Impossible d'être triste, je l'ai vue mourir dans la joie. »
Il y a trois ans, comme je lui rendais visite, je l'avais trouvée assise dans un fauteuil, devant sa fenêtre donnant sur la campagne — corps infirme mais âme singulièrement vivante. Sa vitalité spirituelle se trahissait dans un regard jeune, presque espiègle, et dans la ferveur de sa voix quand elle parlait des choses de Dieu.
Ce qu'elle m'avait dit alors remonte aujourd'hui à ma mémoire : « Depuis soixante ans, je vais à l'oraison comme à la mort. Et je compte bien aller à la mort comme à l'oraison. » Intrigué, m'imaginant que pour elle l'oraison avait toujours été une épreuve, je lui demandai d'expliciter sa pensée. Bien m'en prit, car j'avais fort mal interprété son propos. Elle me confia qu'à vingt ans elle avait un jour connu une joie très profonde en prenant comme sujet de méditation la parole du Christ : « Père, je remets mon esprit entre tes mains » — joie d'un très paisible abandonnement à la tendresse du Père, sécurité merveilleuse de reposer entre ses mains. Et depuis, très souvent sinon chaque jour, elle commence son oraison dans cette même disposition.
« En ce jour lointain, précisa-t-elle, j'avais compris tout à la fois ce qu'est l'oraison et ce qu'est la mort : on se dépossède, on lâche tout : ce à quoi l'on tient, et sa vie, et soi-même, sans peur parce que sûr de celui à qui l'on s'en remet. Tout simplement on se laisse couler. C'est cela “faire le sacrifice de sa vie”, c'est cela que fut le sacrifice du Christ. Et ma mort sera cela, et mon oraison est déjà le sacrifice de ma vie. » Elle avait un très calme sourire en prononçant ce mot de « sacrifice » : sur ses lèvres, il était dépouillé de la signification doloriste qu'il a trop souvent dans la bouche des chrétiens.
Vivre notre oraison comme le sacrifice de notre vie. Et notre mort comme une dernière oraison sur la terre. Je n'ai pas mieux à vous dire aujourd'hui.
Henri Caffarel. Cahier Oraison n° 130-Juillet - Aout 1973)
MEDITAÇÃO PARA A SEMANA de 5 a 11 de outubro de 2009
MEDITAÇÃO – Salmo 16, 1-2
PALAVRA DE DEUS – Lc 11, 1-4
PRECE
Ó Senhor, não sei o que pedir.
Só tu conheces minhas necessidades.
Tu me amas mais que eu mesmo posso me amar.
Não ouso pedir nem cruz nem consolação.
Resta-me esperar.
Meu coração abre-se a ti.
Vem a mim, ajuda-me por tua mercê.
Machuca-me e cura-me.
Derruba-me e levanta-me.
Louvo em silêncio teus desígnios insondáveis.
Ofereço-me em sacrifício a ti.
Ponho toda minha confiança em ti.
Não tenho outro desejo senão fazer tua vontade.
Ensina-me a orar.
Ora em mim.
Metropolita Antoine Bloom.
CADERNO DE ORAÇÃO
A Oração e a Morte
Recebo uma carta que me anuncia a morte de uma pessoa de 87 anos, e nela leio: “impossível estar triste, eu a vi morrer na alegria”.
Há três anos, quando visitava esta pessoa, encontrei-a sentada numa poltrona, de frente para uma janela com vista para o campo – corpo enfermo, mas uma alma singularmente viva. Sua vitalidade espiritual se traia por um olhar jovem, quase travesso, e no fervor de sua voz quando falava das coisas de Deus.
Aquilo que me disse então, volta hoje à minha memória: “Já fazem sessenta anos que vou à oração como à morte. E espero chegar à morte como à oração.” Intrigado, imaginando que para ela a oração havia sido sempre uma provação, pedi que me explicasse seu pensamento. Fiz bem, pois havia muito mal interpretado seu propósito. Ela então me explicou que há uns vinte anos atrás experimentara uma alegria muito profunda enquanto meditava na Palavra do Cristo: “Pai, nas tuas mãos entrego meu espírito” – alegria de um tranqüilo abandono à ternura do Pai, segurança maravilhosa de repousar em suas mãos. Desde então, frequentemente, quase todo dia, ela começa sua oração nesta mesma disposição.
“Naquele dia longínquo, precisa, compreendi ao mesmo tempo o que é a oração e o que a morte: o despojamento, o desapego de tudo: do que se tem, de sua vida, de si próprio, sem medos, porque se está seguro daquele a quem tudo se entrega. Simplesmente deixa-se levar. Isto significa “fazer o sacrifício da vida”, tal qual o sacrifício do Cristo. E minha morte será assim, o que minha oração já passou a ser”. Ela esboçou um sorriso calmo ao pronunciar a palavra “sacrifício”: seus lábios não expressaram aquele significado dolorista que comumente esta palavra toma na boca dos cristãos.
Viver nossa oração como o sacrifício de nossa vida. E nossa morte como uma última oração sobre a terra. É o que de melhor tenho a vos dizer hoje.
Henri Caffarel. Caderno de Oração n° 130 – Julho – Agosto de 1973)
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